Partager l'article ! Un week-end au Comptoir - 1ère partie: Tous ceux qui pensaient que j'allais raconter un week-end fortement arrosé vont être déçus ! Car vous ...
Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page
(Saint Augustin)
Tous ceux qui pensaient que j'allais raconter un week-end fortement arrosé vont être déçus ! Car vous l'aurez compris, il s'agit ici de notre week-end à Pondichéry, l'ancien comptoir français.
Bon, nous y voilà enfin, à cet article sur Pondichery ! Il était temps !!
Nous sommes partis de Bangalore à 22h de la nouvelle gare routière Shanti Nagar, avec la joyeuse perspective de
8-9h de bus ! Enfin en bus... en boîte à sardines plutôt !
Des sièges en sky pas inclinables et la clim à fond ! Sympathique
Le voyage ne fut pas de tout repos notamment
à cause de la conduite musclée du chauffeur, et des ralentisseurs qui ne font ralentir personne mais bien décoller
le bus. Ceci dit, pour 760 rps aller-retour (12€), on n'allait pas demander la lune !
450km et 7h plus tard, nous arrivons à destination. Un peu tôt en fait: il est 5h30 ! Nouvelle mission : trouver une chambre. Et, ça a été plus facile que ce qu'on pensait. Nous sommes allés à la Villa Bourdonnais (25, rue Labourdonnais), où par chance il restait 2 chambres. On n'a même pas eu à attendre, le propriétaire était déjà debout. Chambres vraiment pas chères (400 rps) avec un frigo si vous voulez réfrigérer votre Mineral Water, propres, accueil sympathique, avec en prime une petite terrasse ombragée devant la maison. Après 5h de sieste, il nous a proposé de prendre le petit déjeuner, pas mal et pas cher non plus. En plus, cette guest house a l'immense avantage d'être proche de tout: à 300m de la mer, un bar très sympa pour prendre un verre le soir juste à côté, plusieurs resto à proximité. Le maître des lieux, un français arrivé en Inde il y a 17 ans, est vraiment très gentil. Pas avare en paroles, il n'hésitera jamais à vous faire un bon mot, à vous raconter des anecdotes et à vous indiquer les bons coins de Pondi.
Le petit déjeuner fini, nous sommes partis voir la mer. Enfin ! Alors, à Puduchery-même, il n'y a pas de plage, juste un littoral
caillouteux. Mais c'est quand même agréable de se promener sur le cours Chabrol qui longe le
rivage et de baguenauder dans son petit marché de coquillages, fruits et fleurs. On y trouve aussi le War
Memorial de la guerre le 14-18. Les rues de la Pondi blanche sont vraiment reposantes. Pas de klaxons incessants, c'est propre, aéré, vert,
ombragé. Dans le même esprit que la Concession Française de Shanghaï
. Ca fait un bien fou tout ce calme. On respire. (Enfin,
difficilement quand même à cause de la chaleur !!).
Après une longue balade découverte, nous sommes allés déjeuner au Surguru, un resto typiquement indien. Et
pas seulement dans les plats (bons, et copieux, par ailleurs)... Je vous explique. Nous étions 3 à une table de 4, donc forcément, un indien est venu prendre la place disponible. L'autochtone s'est assis en face de moi. La plupart d'entre
vous n'a probablement jamais mangé face à un indien ; et bien je ne vous souhaite pas de tenter l'expérience ! Ici, la plupart du temps,
on n'a qu'une cuillère pour manger. Mais eux s'accommodent très bien sans. Résultat, il a versé toutes les sauces de son thali sur son riz, et après il piochait dedans avec sa main
en faisant des boulettes riz-sauce et s'envoyait le tout au fond du gosier ! Il en avait jusqu'au coude... Le summum a été quand il a éructé bruyamment, en s'essuyant la bouche avec le revers de
la main. J'ai failli m'étouffer avec mon Raïta. Je vous assure, l'expérience est unique. On est tous les 3 partis en fou rire. Oh la la, le truc abominable !!
Bref, ensuite nous nous sommes dirigés vers l'Ashram de Sri Aurobindo.
Je vous parlerai plus longuement du pourquoi du comment de cet ashram un peu spécial dans l'article consacré à Auroville. Parce qu'il se passe des choses étranges par
là-bas... Nous avons visité l'ashram ainsi que sa fabrique de papier. Impressionnant. Ils
nous ont montré la confection d'une feuille, à partir de la pâte de papier, et sa coloration. Pour la confection, ils mettent de la pâte mouillée entre deux plaques, applatissent, hop ils
trempent ça dans l'eau, puis le "démoulent" sur une feuille genre papier de cuisson, et ainsi de suite. Ensuite,
ils les suspendent pour qu'elles sèchent. Pour la coloration, ils mettent de la peinture à l'huile dans de l'eau en faisant des motifs (comme un coulis sur une charlotte aux fraises) puis
appliquent la feuille blanche dessus. Une fois que c'est bien impregné des deux côtés, ils la font sécher sur un tréteau. Et recommence avec la suivante. C'est fastidieux et du genre répétitif comme boulot. Mais le résultat est vraiment pas mal... Enfin, en tant normal je ne m'ébaubis pas sur une
feuille de papier bleu mais quand on voit comment s'est fait, c'est différent.
Nous avons poursuivi notre balade en passant par Government Place, avec son grand parc bien agréable où un certain nombre d'indiens se relaxent sur les pelouses, déambulant dans les rues de
Pondi pour profiter pleinement de la sérénité languissante qui n'est pas sans rappeler certaines villes du Sud de la France, et qui nous manque tant à Bangalore. Au passage, nous sommes passés
devant le fameux Lycée Français. Quelques heures en France en somme
.
Nous avons rejoins quelques amis pour le dîner. Le resto s'appelle le Satsanga. Je ne vais pas m'attarder sur le sujet, car
il n'y rien à dire. C'était juste nul, froid, et "le service est déplorable"
. Ok, on était 10, mais quand même; c'est un resto un peu cher par rapport aux prix pratiqués en Inde, et la qualité ne suit pas du tout.
Voilà, c'est dit.
Voilà, notre 1ère journée s'est achevé tranquillement vers 1h du mat. Journée plutôt bien remplie, mais rien à voir à côté de
celle du lendemain, que vous pourrez découvrir très bientôt !